10 novembre 2011

De la difficulté de nommer les choses

Ce qui est compliqué, je trouve, dans la science-fiction, c'est de donner des noms. Les gens, les lieux, les objets. Il ne faut pas que ce soit ringuard, il ne faut pas que ce soit idiot. Il faut que ça "sonne", que ça évoque quelque chose au lecteur, même s'il n'a jamais rien entendu qui ressemble à ça.

R2D2, C3Po, c'est de très bons noms pour des robots. Industriel. Une sorte de référence.

Mais les personnages humains ? On ne peut pas vraiment les appeler Hubert, Gérard ou Hildegarde. Ce n'est pas crédible. John et Jack, déjà ça sonne mieux : on a grandi avec des films de SF américains, de Star Treck à Star Wars en passant par Futurama. Même Jules Verne, que l'on cite comme étant un des ancètres du genre, s'est choisi des noms "exotiques" : Samuel Fergusson, Dick Kennedy (Cinq semaines en ballon), Axel et Otto Lidenbrock, Hans Bjelke (Voyage au centre de la Terre), Pierre Aronnax, Ned Land (20 000 Lieux sous les Mers), Cyrus Smith, Gédéon Spilett, Bonadventure Pencroff (L'Île mystérieuse)...

Je me demande s'ils ne sonnent pas exotiques uniquement à mes oreilles du XXIe siècle... Mais non, ils étaient aussi forcément exotiques pour les lecteurs du XIXe, et c'est pour ça que Verne les a choisi. Hans Bjelke, Bonadventure Pencroff... Même au XIXe (dans ces temps reculés et barbares) personne ne s'appelait comme ça !

Il faudra que j'étudie les noms dans Star Wars.

Posté par Sorwell à 17:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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