Un peu de SF

26 mars 2012

Abandon

Autant le dire tout de suite, ce blog est à l'abandon. J'ai laissé de côté de projet, je me concentre sur autre chose. Mais on ne sait jamais, je vais peut-être reprendre un jour ; dans le doute je laisse ce blog en ligne.

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15 novembre 2011

Dessiner

(réflexion liée à la note précédente)

Dessiner, c'est dans la tête. C'est la tête qui commande, qui a une vision d'ensemble, c'est la tête qui voit si ça va, qui décide s'il faut jeter. Tout est dans la tête. Et la tête transmet à la main, et la main exécute. Parfois il y a un décalage. Un petit décalage, c'est l'"accident heureux", le petit truc inattendu qu'il faut savoir prendre en compte, sur lequel on peut rebondir pour partir dans une autre direction (ou pas). Trop de décalage, c'est frustrant ; il faut parfois jeter. Tout est une question d'équilibre.

Le footing, c'est laisser libre cours à cela. C'est avoir une petit idée dans la tête, oh, pas grand-chose, un petit fil directeur, une idée graphique. Qui peut tenir à un caractère (moche, rieur) ou à une astuce graphique (hachuré, assombri). Et il faut ensuite se laisser aller. Le premier trait peut ne pas correspondre du tout à ce qu'on attendait, tant pis, il faut continuer. Voir comment en tirer parti, voir comment s'approprier ce qui sort, rebondir dessus pour obtenir quelque chose, on ne sait pas toujours quoi, mais au moins ça sera là. On peut comme ça passer 2 minutes sur un dessin si vraiment c'est trop nul, ou une heure s'il se passe un truc (mais on ne peut pas savoir à l'avance) (et on peut passer une heure sur un truc pour se rendre compte que finalement, c'est de la merde, et que le petit machin de 2 minutes est vraiment mieux). C'est du jazz. De l'improvisation.

Le footing, c'est enlever un peu de cerveau et laisser la main dessiner. Parce que les surprises, les inattendus, viennent de la main, et pas de la tête, qui conçoit, qui prévoit, qui rationalise. La main ne pense pas (n'en déplaise à Heidegger/Derrida) (oui, bon, ça va). Elle fait, la main. Il faut un peu de tête quand même, pour arriver à quelque chose qui ait du sens, mais pas trop. Ne pas se laisser envahir par le cerveau (alors que j'ai un dessin très maîtrisé, très contrôlé, ce n'est pas évident).

Dans la question du dessin de science fiction avec tout ce que ça sous-entend (extraterrestres, vaisseaux, faune et flore, univers, costumes...) la difficulté vient justement de cette scission. La tête conceptualise ce qu'est l'extraterrestre, la main essaye de restituer ce concept sur le papier (quand je dis concept, c'est à la fois une idée très générale et un début d'envie graphique, encore très floues). Mais un concept ne se dessine pas, et souvent (comme c'est le cas pour moi pour l'instant) la main fait ce qu'elle sait faire : elle retombe dans ses tics, ses automatismes, parce que c'est rassurant, et puis il y a les habitudes, c'est dur de s'en débarasser. Et du coup, ce n'est plus inventif. Elle dessine ce qu'elle sait dessiner.

J'en suis là pour l'instant de mes recherches en dessin. Je ne fais rien qui me surprenne. Je dessine des petits monstres, ils sont mignons, mais il sont très en deçà de ce que j'aimerais faire. Très en deçà de fameux concept flou que j'ai en tête. Et pour ça, à mon avis, il n'y a pas de secret. Il faut continuer à dessiner, il faut se nourrir, regarder des images, regarder des images, regarder des images, peut-être les recopier, pour après avoir cette base dans les mains et en repartir. Il faut faire des croquis, parce que ça oblige à sortir de ses tics de dessin (la tête n'a plus du tout à penser, il suffit à la main de se connecter à l'œil).

Il va peut-être falloir que je m'y mette.

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Footing extraterrestre

Hop, on continue. Ça reste de l'exercice, du footing de la main et de la tête. En clair : je pense qu'aucun de ces dessins ne finira dans un potentiel album. C'est histoire de se délier la main, de sortir des automatismes. De penser en images.pénates 1

pénates 2

Peut-être le dernier pourra-t-il donner quelque chose.
J'en profite pour signaler cette vidéo très intéressante, qui m'a permis de découvrir le travail du brésilien Henrique Alvim Corrêa :

alvim-correa-henrique-the-war-of-the-worlds-the-martian-fighting-machines-in-the-thames-valley_large

alvim-correa-henrique-the-war-of-the-worlds-the-heat-ray-in-the-chobham-road_large

Elles sont pas formidables, ces images ? Elles illustrent La Guerre des Mondes (écrit par H. G. Wells en 1898) pour la version française de 1906. Elles sont superbes. Plastiquement inventives, superbement composées, avec une forme d'humour plus ou moins volontare que j'adore. En tous cas, c'est bien plus beau que ça (mais si, n en avait beaucoup parlé à l'époque, de ce film).

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Dimensions mes amies

Un être qui existerait dans 4 dimensions, ou 5 ou même plus encore, comment ça serait ? On peut supposer qu'on ne le verrait que dans les brefs instants où il passe en 3 dimensions. De la même façon qu'un type en 2 dimensions ne pourrait nous voir que de face ou de profil. Le reste du temps, on serait invisible à ses yeux.

Comment on rend ça graphiquement ? Pou l'instant, je pense surtout à un décallage de couches CMJN, genre cmme ça :

sarkozy 4dpti

(ouh, ça fait peur)

Oui bon, plus sérieusement :

et 4d

Bon, c'est pas très beau, mon extra-terrestre est un peu raté, mais au moins graphiquement c'est là, et je pense que ça peut marcher. Il faudrait peut-être paufiner l'effet, jouer plus encore sur les transparences (il est un peu présent, pour une créature qui est sensée être presque invisible...) Mais c'est du calage, on verra.

Il y aurait donc des passages où il serait invisible, d'autres où il apparaîtrait, pas pas à tout le monde, puisqu'il faudrait le voir uniquement d'un certain angle.

 * * *

Scène : Les personnages se balladent dans l'espace avec leur vaisseau. Ils voient quelque chose sur les radars, mais rien devant eux. Ils ne comprennent pas, et percutent quelque chose. On frappe à leur porte, ils ouvrent, ils entendent qu'on les engueule (en mode ("mais vous pouvez pas regardez où vous allez ?") Ils finissent par voir quelque chose appraître, c'est une créature en 4 dimensions (ou plus). Explications, ils voient le vaisseau en se déplaçant un peu, tout ça. Ils pourraient aller chez eux. Ça pourrait être amusant (moi qui parlait d'humour dans la note précédente)

(oui, je sais, une collision de vaisseaux spatiaux, vu la vitesse à laquelle ils sont sensés aller, ça doit faire vraiment mal. Mais là c'est juste un croquis d'histoire, je verrai ça plus tard)

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14 novembre 2011

Humour et SF

C'est marrant, mais j'ai l'impression que la SF, c'est soit parodique, soit très sérieux. Et qu'osciller entre les deux, raconter une histoire sérieuse avec de l'humour, c'est pas évident.

Mais aussi parce que beaucoup de livres/films de SF sont plutôt sérieux, il me semble. Terminator, c'est impressionnant : pas le moindre humour dans tout le film, rien. Juste la course-poursuite, la Machine contre l'Homme, et rien d'autre.

En même temps, je dis ça, mais dans mes souvenirs des Chroniques Martiennes, il y a de l'humour (les premiers voyages sur Mars qui se finissent tous par la mort des astronautes, jusqu'à l'assassinat par le mari martien jaloux, c'est drôle, quand même !), dans K. Dick il y a aussi des moments plutôt légers. Dans Star Wars aussi (non ?) (oui, je ne cite que de grands grands grands classiques, c'est nul).

Je crois que j'aimerais bien faire quelque chose comme un Indiana Jones : assez sérieux finalement, avec des super scènes d'action, d'autres qui font un peu peur, et puis de l'humour un peu partout, pour détendre l'atmosphère, parce que c'est important dans la vie, l'humour. Vaste ambition : j'ai regardé les Indiana Jones toute mon enfance...

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13 novembre 2011

Pour l'instant j'ai envie de faire un livre parcellaire. Des chapitres différents, des aventures différentes, des lieux, des univers différents. C'est encore à fouiller. Il fauut que ce soit cohérent — sinon autant écrire des petites choses, des histoires de 5-6 planches à publier dans des magazines (mais pourquoi pas, en même temps)

Dans cette hypothèse, et dans l'idée de s'inspirer de classiques de la littérature évoquée ici (en bas), on serait proche de L'Odyssée...

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12 novembre 2011

Premiers dessins

J'ai commencé à dessiner. Des extraterrestres. C'est un échauffement, une façon de m'y mettre, de me dire "bon, c'est pas le tout de raconter des conneries sur ton blog, mais c'est pas comme ça que tu vas faire un livre.

Les extraterrestres c'est drôle à dessiner. Parce que tout est permis. Il faut veiller à pas faire n'importe quoi non plus, mais on peut s'amuser.

11-11-12

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Dans quelques mois je regarderai ces dessins et je me dirai "ah là là j'avais vraiment rien compris à l'époque ! Quand je pense que j'ai même osé les publier sur mon blog !"

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Se prendre pour Dieu

Écrire un scénario, c'est se prendre pour Dieu. C'est créer un monde, un univers, des personnages (que l'on crée à son image, bien sûr). C'est avoir la vision d'ensemble, pour avoir un truc qui se tient sur la longueur, qui est cohérent, intéressant, qui raconte quelque chose, des personnages qui se tiennent, et la vision de détail, pour soigner tel dialogue, tel épisode, telle péripétie, tel comportement d'un personnage... En fait il m'a toujours semblé qu'il fallait être vraiment intelligent pour écrire seul un scénario, peut-être plus que je ne le suis... J'ai été frustré, par le passé, de ne pas arriver à avoir clairement cette vision d'ensemble... Cette fois, il va falloir s'y atteler.

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11 novembre 2011

Un détour par ma bibliothèque

En jetant un œil dans ma bibliothèque, je me rends compte que je suis pas dans la merde.

Je n'ai aucune BD de SF. J'en ai lu, bien sûr, je dois en avoir en stock chez mes parents, mais je n'en ai pas chez moi.

J'ai emménagé il n'y a pas longtemps et je n'ai pas encore déballé tous mes cartons. Mais je ne suis pas sûr d'avoir de romans de Sf non plus — ou alors des recueils un peu pourris, genre des librios. Ah si, je dois avoir L'Herbe Rouge de Boris Vian, dans mon souvenir, c'est presque une histoire dans le futur — mais bon, Boris Vian, c'est encore autre chose (je vais le relire, tiens, même si ce n'est sans doute pas le meilleur Vian — qui est pour moi L'Arrache-cœur — ah là là mes amis, quel livre !) J'ai relu quelques classiques, il y a pas très longtemps, genre Philip K. Dick ou Les Chroniques Martiennes.

En DVD, c'est pas mieux. J'ai le Métropolis de Fritz Lang (mais bon...), La Cité des enfants perdus (mais bon...), Wall-e (que j'ai perdu, et je suis dégoûté parce que j'adore ce film). Mais j'ai sans doute plus de culture dans ce domaine. J'ai vu gamin les classiques des années 80, Terminator, Total Recall, Robocop (beurk), les Star Wars, Blade Runner, j'ai vu Avatar, j'ai vu aussi Minority Report etc. Je me suis refait une session de classiques il y a pas très longtemps, genre La Planète Interdite, et y'a pas à chier, c'est génial. Dans un autre genre Le Jour où la Terre s'arrêta, le vrai film, pas la bouse avec Keanu Reeves.

Bon, dans tous cas, qu'est-ce que je fais ? Je rattrape le retard et je m'empiffre de SF, ou est-ce que je garde un peu de "fraicheur" et de naïveté" ?

Je pencherai plutôt pour le deuxième solution. Mais je serai plus attentif maintenant...

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Quel type de SF ?

Quel type de SF je vais explorer ? Est-ce qu'il y aura des vaisseaux spatiaux, des batailles de l'espace, des extraterrestres ? Est-ce que ce sera plus proche de nous dans le temps ? Jusqu'où je vais dans le délire ?

Un coup d'œil rapide sur wikipédia confirme ce que je pensais : il y a une infinité de genres dans la SF :

        Hard science-fiction
        Voyage dans le temps
        Uchronie
        Cyberpunk
        Space opera
        Space fantasy
        Planet opera

Je vous avoue que je ne suis pas sûr de maîtriser toutes ces subtilités, et je suppose qu'il y a d'autres genres, et des sous-genres etc...

En tous cas, je ne vais pas aller chercher dans le voyage dans le temps, ni dans le cyberpunk, ni dans l'uchronie (même si c'est passionnant), ni dans le space fantasy.

Pourquoi pas le space opéra, pourquoi pas le planet opéra.

C'est la difficulté de la littérature de genre : il y a des codes, des trucs à respecter, sinon ça ne marche pas. Si c'est trop éloigné de ce qu'on a déjà lu, on ne marche pas. Il y a un imaginaire commun de la SF, nourri par les films, les livres, et il faut soit s'y opposer soit s'y insérer. C'est je trouve toute la difficulté de l'exercice : jusqu'où aller, comment sortir des clichés, comment s'approprier le genre, comment faire quelque chose de réellement personnel.

Je garde toujours en mémoire un article que j'avais lu sur Jean Échenoz : il a commencé par traiter (presque) tous les genres de la littérature (roman d'aventure, d'espionnage, thriller scientifique, il me semble qu'il a fait aussi de l'anticipation) avec à chaque fois un pas de côté, un détournement des attentes qui fait que c'est plus que de la littérature de genre, que ça devient un vrai travail d'écrivain. Qu'il se passe quelque chose qu'on a lu nulle part ailleurs. Ça m'a beaucoup marqué de lire ça, et depuis j'ai toujours cette ambition dans un coin de ma tête (mais est-ce que j'en suis capable, c'est une autre affaire...)

Dans tous les cas, il n'y a pas de secret :  il faut que ce soit bien écrit. Science-fiction ou pas. Qu'il y ait de vrais personnages, une vraie intrigue. Parce que finalement, c'est ça qui va rester pour le lecteur — ou pas. Qu'Hamlet se passe au royaume du Danemark ou au XXXIIe siècle sur Titan, quelle importance, finalement ?

(note pour moi même : pourquoi ne pas envisager d'adapter un classique de la littérature ? Genre du Shakespeare, ou L'Odyséee, quelque chose du genre ? Un mythe biblique ? S'en inspirer, même de très loin, changer le contexte, et développer à ma façon)

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